art et prison

Un peu d’histoire ...

Le British Council, Clean Break et Words without walls

Le Réseau Art et Prison naît grâce au British Council , une organisation qui promeut des initiatives culturelles britanniques, à travers le monde.
Dans le cadre de la manifestation « Bruxelles 2000, capitale européenne de la culture », le British Council invite la compagnie londonienne de théâtre Clean Break à venir jouer la pièce de théâtre Apache Tears écrite par l’Irlandaise Lin Coghlan. Clean Break offre aux femmes ex-détenues des formations au théâtre qui développent leurs compétences, leur confiance en soi et leur créativité.

Afin d’organiser la venue de Clean Break en Belgique, le British Council propose à deux organisations belges qui connaissent bien le milieu pénitentiaire de travailler en partenariat : d’une part, l’Organisation pour l’emploi des personnes (ex-)délinquantes (OED) et d’autre part, la Vlaamse Federatie voor Forensich Welzijnswerk (VFFW) dont les activités ont, depuis, été reprises par De Rode Antraciet qui coordonne la majorité des activités culturelles dans les prisons de la Communauté flamande.
Ces deux associations veulent améliorer les perspectives d’insertion des personnes ayant subi une peine de prison. C’est donc avec grand intérêt et enthousiasme que l’OED et le VFFW se lancent dans ce projet. En novembre 2000, la pièce Apache Tears remporte un franc succès à Bruxelles. Elle est jouée une première fois devant une salle comble au Théâtre 140 et ensuite à la prison de Saint-Gilles où elle suscite le plus vif intérêt auprès du personnel et des détenus. Il est donc décidé que Lin Coghlan y animera un atelier d’écriture créative en 2001, dans le cadre du projet « Words without Walls ». Entre 2001 et 2003, trois stages de formation à l’animation d’ateliers d’écriture en milieu carcéral sont organisés extra-muros.
En parallèle, des contacts sont établis avec Unit for Arts and Offenders , un réseau regroupant des organisations qui développent des activités artistiques dans les prisons britanniques et dont la philosophie a fortement inspiré celle du Réseau Art et Prison.

En route vers le Réseau Art et Prison…

Une première rencontre interactive de deux jours sur le thème, « Art en prison : un outil puissant pour développer des compétences-clés », organisées les 11 et 12 décembre 2003 à Bruxelles, rassemblent une centaine de personnes et marquent le passage à une vitesse supérieure. À cette occasion, Culture et Démocratie, association d’artistes et d’intellectuels encourageant l’accès et la participation de tous à culture, se joint au partenariat. De cette rencontre émerge une volonté de créer, en Communauté française, un Réseau Art et Prison (en lien avec les partenaires néerlandophones), afin que les activités culturelles et artistiques en milieu carcéral soient davantage structurées.

Au cours de l’année 2004, le concept de ce réseau est progressivement défini. Une charte est élaborée. Un plan d’action est défini.

Le 27 janvier 2005, lors d’une soirée de lecture de textes de détenus, le Réseau Art et Prison est officiellement inauguré.
Deux projets pilotes sont mis sur pied cette année-là. D’un côté, la FUNOC met en place « Passerelle vers la liberté » à la prison de Nivelles ; de l’autre, Cera décide de soutenir l’atelier Rap et Slam, initié par Culture et Démocratie au sein de la prison d’Ittre. Ce travail se poursuit jusqu’en 2007.

Le 12 mars 2007, une deuxième journée interactive rassemble près de 120 personnes. Le programme comprend notamment la présentation des deux projets pilotes, des débats, des ateliers, … La parole est aussi donnée aux détenus, via des chansons, des textes, des jeux interactifs, des expositions, des films…

Le 5 septembre 2007 le Réseau Art et Prison se constitue en association sans but lucratif . Vingt-sept personnes et associations s’engagent à être membres fondateurs, ce qui laisse présager un avenir plein de dynamisme !